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BilanPremière spé · L'électron au travailNouveau

Bilan — R1 · L'électron change de main

1. L'oxydoréduction : un vol d'électrons

Qu'est-ce qu'une réaction d'oxydoréduction ?

Une réaction d'oxydoréduction est un transfert d'électrons entre deux espèces.

  • Le réducteur donne des électrons : il subit une oxydation.
  • L'oxydant prend les électrons : il subit une réduction.

Le donneur et le voleur changent donc TOUS LES DEUX : impossible d'avoir l'un sans l'autre.

Le réducteur donne ses électrons et s'oxyde, l'oxydant les prend et se réduitLe réducteur donne ses électrons et s'oxyde, l'oxydant les prend et se réduit

Le mémo maison : OGRE, l'Oxydant Gagne, le Réducteur Éjecte. Et côté processus : oxydation = on Ôte, réduction = on Reçoit.

Exemple : la rouille — le fer cède ses électrons au dioxygène de l'air. La pomme coupée brunit : ses molécules se font voler leurs électrons par O₂, sauf si un réducteur sacrificiel s'interpose (le jus de citron et sa vitamine C). Et respirer, c'est brûler du glucose à petit feu : la redox est aussi dans tes cellules.

2. Le couple oxydant/réducteur

Qu'est-ce qu'un couple ?

Chaque voleur a son double : l'ion Cu²⁺ et le métal Cu forment un couple noté Cu²⁺/Cu, toujours écrit dans le sens oxydant/réducteur. Une demi-équation relie les deux versions de la même espèce :

Cu²⁺ + 2 e⁻ = Cu

C'est la demi-équation du couple Cu²⁺/Cu. Dans l'autre sens, Zn = Zn²⁺ + 2 e⁻ quand le zinc donne.

À RETENIR : le signe = d'une demi-équation n'est pas une flèche. Elle se lit dans les deux sens, selon que l'espèce donne ou reçoit dans le match du jour.

3. L'échelle des couples : prédire les matchs

Comment l'échelle permet-elle de prévoir une réaction ?

Les couples se classent sur une échelle de pouvoir oxydant. Plus un couple est haut, plus son ion est avide d'électrons ; plus il est bas, plus son métal est donneur.

Un ion ne réussit à voler des électrons qu'aux métaux des couples situés plus bas que lui sur l'échelle. Cette échelle permet donc de prévoir une réaction sans toucher un seul tube à essais.

Exemple : au tournoi des métaux, l'ion argent a volé à tout le monde, le zinc a donné à tout le monde. C'est aussi l'échelle qui a démasqué la médaille en acier zingué… et qui explique l'anode sacrificielle : on fixe un bloc de zinc sur une coque en acier pour qu'il se fasse manger À LA PLACE du fer.

4. Écrire l'équation du match

Quelle est la méthode en quatre gestes ?

  1. Écrire les deux demi-équations.
  2. Multiplier l'une ou l'autre pour égaliser les électrons donnés et reçus.
  3. Additionner.
  4. Simplifier.

Règle d'or : aucun électron ne doit apparaître dans l'équation finale, et la charge totale doit être la même des deux côtés.

Cu + 2 Ag⁺ → Cu²⁺ + 2 Ag

C'est le match cuivre contre ions argent : Cu lâche 2 électrons, chaque Ag⁺ n'en prend qu'un, il en faut donc deux.

Et pour les ions complexes ?

Pour les couples à ions complexes (l'alcootest et son ion dichromate Cr₂O₇²⁻, par exemple), on équilibre en plus l'oxygène avec l'eau et l'hydrogène avec les ions H⁺ : c'est le milieu acide.

À RETENIR : le piège classique du comptage — vérifier les électrons ET la charge totale de chaque côté. Une équation dont les charges ne s'équilibrent pas est fausse, même si les atomes, eux, s'y retrouvent.