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Carte mentale — Séq 6 · Sous pression

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Sous pression

Séquence 6 — la statique des fluides, du bidon au capteur

  • Le fluide et sa masse volumique

    Ce qu'est un fluide

    • Un fluide s'écoule et prend la forme de son récipient
    • Liquides et gaz sont des fluides, un solide non

    Compressible ou pas

    • Un gaz se comprime : le pneumatique est souple
    • Un liquide ne se comprime pas : hydraulique rigide, précis
    • Une bulle d'air rend un vérin mou, donc on purge

    ρ = m ÷ V, lue dans trois sens

    • ρ en kg.m⁻³ : la masse d'un mètre cube
    • m = ρ × V : du volume à la masse
    • V = m ÷ ρ : le volume qu'occupe une masse
    • ρ = m ÷ V : pour reconnaître un liquide inconnu

    Les trois écritures

    • 880 kg.m⁻³ = 0,880 kg.L⁻¹ = 0,880 g.cm⁻³
    • Des kg.m⁻³ aux kg.L⁻¹ : on divise par 1 000
    • Un litre de liquide pèse à peu près 1 kg
    • Pour lever une cuve, on raisonne en kg, pas en litres
  • La pression

    p = F ÷ S

    • p en pascals, F en newtons, S en m²
    • 1 Pa = 1 N.m⁻², une très petite unité
    • Raquettes : même poids, surface plus grande
    • Surface plus grande : pression plus faible

    Le poids qui appuie

    • P = m × g, avec g = 9,81 N.kg⁻¹
    • La masse est en kg, le poids est une force en N
    • Une masse ne s'écrit jamais en newtons

    Dans un fluide, ça pousse partout

    • Le fluide pousse sur toute la paroi qui le contient
    • La force est perpendiculaire à la paroi, en chaque point
    • En un point, même pression dans toutes les directions

    Le piège des kg.m⁻²

    • Une charge en kg.m⁻² n'est pas une pression
    • 1 500 kg.m⁻² correspondent à 1 500 × 9,81 = 14 715 Pa
    • Oublier g dans le poids fait accepter un plancher fragile

    Le zoo des unités

    • 1 bar = 10⁵ Pa = 100 kPa = 0,1 MPa
    • 1 mbar = 1 hPa = 100 Pa
    • 1 bar = 14,5 psi : en psi, le nombre est 15 fois plus grand
    • cm² vers m² : × 10⁻⁴ ; mm² vers m² : × 10⁻⁶
  • Le vérin et les chaînes de calcul

    F = p × S

    • Une seule relation, lue dans les trois sens
    • On convertit les unités avant d'utiliser la relation
    • Même pression, petite section : petit effort

    La section d'un piston

    • S = π × D² ÷ 4, D étant l'alésage
    • Convertir D en mètres avant de l'élever au carré

    Choisir sur catalogue

    • Effort exigé, souvent 1,5 fois la charge réelle
    • Tous les critères d'abord, le prix ensuite
    • Le 1,5 sert à choisir, le vérin porte la charge réelle

    Les quatre chaînes

    • V → m → P → p : l'appui tient-il ?
    • P → S = P ÷ p : la surface d'appui minimale
    • D → S → F = p × S : l'effort d'un vérin
    • On me demande, je dispose de, donc, on trouve, conclusion
  • Ce qu'ajoute la hauteur

    Δp = ρ × g × h

    • h est le dénivelé vertical, en mètres
    • La pression est la plus forte au point le plus bas
    • Un tuyau à plat ne fait aucun dénivelé

    Ce qu'ajoute un mètre de liquide

    • ρ × g est fixe : 9 810 Pa.m⁻¹ pour l'eau
    • 8 240 Pa.m⁻¹ pour le gasoil, 8 630 pour l'huile
    • Dix mètres d'eau valent presque un bar

    Le paradoxe hydrostatique

    • La pression au fond ne dépend ni de la forme ni du volume
    • p = P ÷ S = ρ × g × h : la surface disparaît du calcul
    • La hauteur fixe la pression, le volume l'autonomie

    Le point de mesure

    • Deux manomètres à deux hauteurs : deux valeurs justes
    • Avant de déclarer un défaut, calculer l'effet du dénivelé
    • Pour trouver une hauteur : h = Δp ÷ (ρ × g)
  • Absolu, relatif, différentiel

    Le zéro d'un manomètre

    • Zéro du manomètre : la pression atmosphérique, pas le vide
    • Sur le ciel d'une cuve ouverte, un manomètre affiche zéro

    p(abs) = p(rel) + p(atm)

    • L'absolue se compte depuis le vide : toujours positive
    • La relative peut être négative : c'est une dépression
    • p(atm) ≈ 1 013 hPa = 1,013 bar

    La limite d'aspiration

    • L'atmosphère pousse, la pompe ne tire pas
    • Maximum : 10,3 m pour l'eau, 12,3 m pour le gasoil
    • h(max) = p(atm) ÷ (ρ × g)
    • Plus profond, il faut une pompe immergée, qui pousse l'eau

    Trois familles de capteurs

    • Absolu : un vide scellé derrière la membrane
    • Relatif : l'air du local derrière la membrane, cas courant
    • Différentiel : l'écart entre deux pressions voisines

    L'étendue de mesure

    • Marge = classe % de l'étendue, pas de la lecture
    • 0,132 bar lus sur un cadran de 10 bar : trop imprécis
    • Pression de service dans le tiers central du cadran
    • Limite respectée si lecture + marge reste en dessous
  • La cuve fermée

    p(fond) = p(ciel) + ρ × g × h

    • Le fond supporte la colonne de liquide et le ciel
    • Pressions relatives, dans la même unité
    • Évent ouvert : p(ciel) = 0, on retrouve ρ × g × h

    Le capteur relatif donne un faux niveau

    • Le capteur relatif compare le fond à l'air du local
    • L'automate compte le ciel comme du liquide
    • 2,00 m d'eau sous 0,300 bar : l'automate affiche 5,06 m

    Le différentiel, fond contre ciel

    • Entrée + au pied, entrée − au ciel
    • Le différentiel mesure la colonne seule : le vrai niveau
    • Cuve qu'on peut fermer : capteur différentiel

    Choisir le transmetteur

    • Famille : relatif si cuve ouverte, différentiel si fermée
    • Étendue : la plus petite qui couvre la cuve pleine
    • Pression maxi : tarage de la soupape + colonne, cuve pleine
    • Automate réglé sur le ρ du liquide stocké